Je me suis châtié
A force de mal interpréter les humeurs, on finit par faire son propre procès. Voici ici mon récit d'expiation pour m'être fourvoyé au sujet d'une gentille blonde.
Hier dans mon jardin je me suis châtié
Pour mon attitude envers toi de sanglier
Hier dans mon jardin, je me suis giflé
Car à mon oreille, il me l’a été insufflé
Qu’à ton sujet j’ai eu à me méprendre
Alors que je pouvais te comprendre
Je me dois d’avouer
Sans devoir te louer
Que j’ai ignoré que tu étais tendre
Et voulais plutôt du verbe te fendre
Mais qui dit ne jamais être dans l’erreur
A moins de dire qu’il n’a jamais d’humeur
Puisque c’est mon humeur
Qui m’avait induit en erreur
Je t’avais mal jugée
Pris dans mes préjugés
J’ai pris ton rire pour un ricanement malsain
Comme j’aurais pris l’étoile de mer pour un oursin
Accepte sincèrement mon repentir
Et promets à personne de ne le dire.
Londres, Decembre 2005
